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Message de M. Pierre Barrette

23 mars 2022



À L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTÉ DE LA FACULTÉ DE COMMUNICATION

La semaine dernière, dans le premier message que j’ai adressé à la communauté facultaire, je proposais ma vision des défis qui attendent le prochain doyen. Depuis, j’ai rencontré un grand nombre de personnes étudiantes, chargées de cours, employées et professeur.es, dont plusieurs m’ont fait part de leurs préoccupations. Parmi ces motifs d’inquiétude, trois questions récurrentes et fort pertinentes semblent se dessiner, auxquelles je propose ici mes réponses.

La Faculté semble parfois secouée par la division entre ses unités départementales : comment comptez-vous régler cette situation?
C’est là le premier et le plus important dossier auquel je compte m’attaquer. Je crois que le premier pas consiste à changer la perception selon laquelle les unités sont en compétition les unes avec les autres. Non seulement ce n’est pas le cas, mais c’est au contraire la collaboration et la compréhension mutuelle, selon moi, qui permettront le meilleur développement de notre potentiel. C’est vrai de la pleine intégration de l’École de langues dans la Faculté (qui sera facilitée par la mise en place de projets d’enseignement et de recherche communs), et ça l’est encore plus du cheminement dans les instances facultaires des projets de créations/modifications de programmes qui touchent plusieurs unités.

La pandémie a bousculé l’organisation du travail pour tous les corps d’emplois. Comment envisagez-vous les effets de cette transformation à la Faculté?
Je crois que la pandémie nous a appris principalement deux choses : le télétravail, lorsqu’il est pratiqué dans un cadre responsable, peut contribuer à la fois au bien-être des individus et à la qualité de la prestation de travail. D’autre part, l’enseignement en ligne, auquel se sont confrontés les enseignants depuis deux ans, est en train de devenir un outil parmi d’autres : ni diable, ni panacée.

L’université québécoise est de plus en en plus soumise aux diktats d’un néo-libéralisme qui la force à se comporter comme une entreprise. Comment comptez-vous lutter contre cette tendance?
Je conçois les principaux effets du néo-libéralisme comme une injonction indue à la performance (en recherche, notamment), le clientélisme (dans la manière, surtout, dont on nous demande de penser notre offre de programmes et notre pédagogie) et l’accroissement des problèmes de santé mentale. Le rôle que peut jouer le doyen face à cette pression placée sur les individus en est un, ici aussi, de leadership : favoriser le fonctionnement des instances facultaires non pas sur le modèle des « modules de gestion » mais comme des espaces d’échanges où peuvent s’exprimer librement les défis vécus par chacun.

Bien entendu, je serai heureux de discuter avec vous de ces questions et d’autres qui vous préoccupent. Je vous invite par ailleurs à prendre connaissance ici de ma présentation du 22 mars devant la communauté universitaire élargie.



Pierre Barrette
Directeur, École des médias
et candidat au décanat de la Faculté de communication
candidat.pierrebarrette@uqam.ca

 


Le microsite du candidat est en ligne à l'adresse pierrebarrette-decanat-fc2022.uqam.ca.